Standard de données

Pourquoi des standards de données ?

Les données sur la nature et les paysages sont produites chaque année selon des méthodes et dans des formats différents par de nombreux acteurs sur le territoire français. La mise en place de standards de données vise à définir des formats communs à l’ensemble des adhérents du SINP : il s’agit de permettre les échanges de données, selon des concepts et des règles d’écriture communes, et de faciliter ainsi la bonne compréhension de ces données et leur réutilisation, par exemple pour la production de synthèses.

A quel niveau interviennent-ils ?

Conformément au protocole SINP, les données-sources (DS) des producteurs sont transformées par les plate-formes régionales et thématiques (ou par les producteurs de données eux-mêmes) en « données élémentaires d’échange » (DEE), c’est-à-dire en informations structurées suivant le standard d’échange SINP. Elles sont ainsi mutualisées au niveau de la plate-forme nationale comme le présente la figure ci-dessous.

 

Un groupe de travail national « Standardisation des données biodiversité du SINP » définit les formats standards nationaux des données élémentaires d’échange. Les plate-formes régionales et thématiques devront échanger les données dans ces formats avec la plate-forme nationale du SINP.

Deux standards ont jusqu’ici été publiés :

  • le standard « Espaces naturels protégés » ;

  • le standard « Occurrence de taxon ».

Le standard « Espaces naturels protégées »

Le geostandard « Espaces naturels protégés » (ENP) vise à faciliter les échanges de données géographiques et administratives relatives aux espaces naturels protégés entre acteurs du SINP (thématique n°9 « Sites protégés » de la Directive européenne INSPIRE). Il propose des définitions et une structure pour les données relatives aux différents types d’aires protégées traités dans le périmètre de la base nationale des espaces protégés :

  • Parc national ;

  • Parc naturel marin ;

  • Parc naturel régional ;

  • Réserves naturelles nationale, régionale, de Corse ;

  • Réserve biologique ;

  • Réserve de chasse et de faune sauvage ;

  • Aire de protection de biotope ;

  • Réserve de biosphère (Man and Biosphère) ;

  • Site du Conservatoire du littoral ;

  • Zone humide de la convention RAMSAR ;

  • Aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne ;

  • Site de conservatoire d’espaces naturels ;

  • Espace naturel sensible ;

  • Zone protégée par des conventions de mers régionales (OSPAR, Apia, Carthagène, Antarctique, Nairobi) ;

  • Zone humide acquise par une agence de l’eau ;

  • Bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il a été validé par la Commission de validation des données pour l’information spatialisée (COVADIS) en 2013 et est téléchargeable sur le site internet du Comité national de l’information géographique (CNIG).

Le standard « Occurrence de taxon »

Le standard « Occurrence de taxon » vise à faciliter les échanges de données géographiques et administratives relatives aux observations naturalistes entre acteurs du SINP (thématique n°19 « Répartition des espèces » de l’Annexe III de la Directive européenne INSPIRE). Il propose des définitions et une structure pour les données relatives à une observation naturaliste, c’est-à-dire à l’identification d’un taxon, à une localisation, à un moment donné, par un ou plusieurs observateurs, selon des méthodes d’observation directes (de visu) ou indirectes (empreintes, fèces,…).

Sa version v.1.2, publiée en janvier 2016, est téléchargeable sur le site NatureFrance.

Pour en savoir plus, consultez :

Dernière mise à jour le 06/03/2018